Anticipation

Le Low Cost, la troisième classe réinventée

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Ces dernières années, on assiste à un véritable accroissement des déplacements créant de nouvelles mobilités, un vrai business pour les compagnies de transports. Voyager n'a jamais été aussi simple, mais à quel prix ?

Par Simon Carton,

Tarifs de transports en commun en augmentation, flambée des prix du pétrole, billets de train toujours trop chers, répercussion de la hausse de la TVA : les accusations sont nombreuses et les causes sont diverses. Voici un horizon des solutions pour voyager toujours moins cher.

Sur les rails ou dans les airs ?

Les augmentations des prix du carburant auront eu raison de la voiture individuelle, aujourd'hui on regarde à deux fois avant de prendre sa voiture pour partir en vacances. Se tourner vers des modes de transport collectif devient pour beaucoup essentiel, les promotions et compagnies low cost sont toujours plus nombreuses dans nos aéroports et sur nos routes. Avec des tarifs aller-retour parfois moins cher qu'un simple aller chez une compagnie classique, les offres alléchantes se multiplient avec une clientèle bien au rendez-vous.

Si le low cost dans le milieu ferroviaire est pour le moment rare, la donne devrait rapidement changer avec la fin du monopole de la SNCF sur les liaisons nationales et régionales dans les années à venir. Cette dernière se prépare déjà au grand bouleversement du rail et devrait lancer dès 2013 des TGV low cost sur le réseau français.

Néanmoins malgré quelques avancées, les efforts sur les prix (des trains grandes lignes notamment) restent pour le moment assez timides. Dans les airs, les compagnies à bas coût ont déjà fait leurs preuves depuis plusieurs années déjà et la tendance pour les prochaines années confirme une mutation des services aériens en une multiplication des lignes à prix cassé.

Le car à l'attaque des automobilistes.

Eurolines, Megabus et depuis cet été IDBUS, voici quelques-unes des compagnies européennes qui se développent à grande échelle pour récupérer le report modal des automobilistes sur le transport collectif.

Le car, un secteur en pleine expansion avec des tarifs qui défient toute concurrence, et un marché en or pour les années à venir, les lignes ne cessent de quadriller le territoire et l'autorisation récente du cabotage en France (exemple: un bus Paris-Bruxelles peut débarquer et embarquer des passagers à Lille) ne fait qu'accélérer cette tendance.

Mais ce renouveau du bus en Europe, c'est aussi un grand retour en arrière et une division entre les classes sociales, de nombreuses associations tirent d'ailleurs le signal d'alarme: le train sera réservé à une clientèle plus aisée, et de l'autre côté, le car, un mode de transport bien plus lent, et moins confortable pour les plus modestes.

Le covoiturage, solution alternative ?

Si le car vous fait penser à une boîte de sardines et que les prix affichés sur Voyages-SNCF.com vous font suer à grosses gouttes, alors vous pouvez opter pour le covoiturage. Une solution bien pratique qui permet de diviser les prix par le nombre d'occupants dans la voiture et faire d'importantes économies.

Les sites n'en finissent plus de fleurir sur Internet, mais c'est certainement là le problème, la multiplication des plateformes rend moins visibles les annonces et ne facilite pas la comparaison des services partagés entre covoitureurs, le plus populaire d'entre eux reste covoiturage.fr. De plus, le fait de voyager avec des inconnus reste un frein pour certains d'entre nous.

Réduire ses frais sans réduire le confort et la qualité, c'est en théorie possible même si dans les faits, cela reste, encore délicat.

Même si le low cost est en pleine expansion et qu'il prendra une place plus importante dans les années à venir, quelques réflexes pour voyager moins cher sans lésiner sur le confort sont nombreux: réserver tôt ses billets, scruter les promotions et autres avantages sur Internet, ou bien opter pour le covoiturage même avec des amis, autant de solutions pour éviter la troisième classe.

Photographie : Simon Carton
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