7 moments historiques des Jeux Olympiques

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De Chamonix à Sotchi, The Daily French vous fait revivre 7 moments qui ont marqué les Jeux Olympiques à travers l’histoire entre moments de gloire et personnalités atypiques.

Par Vanessa Saksik,

1. 1924 les premiers Jeux d’hiver

Chamonix 1924 — Il faudra attendre 1924 pour voir naître la première édition officielle des Jeux Olympiques d’hiver. Mais en vérité, ils existent déjà : ils sont appelés les « Jeux Nordiques » et ont été créés en 1900 par les suédois, plus précisément par le comte Victor Gustav Balk, un ami de… Pierre de Coubertin.

Ces jeux de 1924 sont organisés après d’houleuses discussions. En effet, les scandinaves menés par Balk veulent garder leurs jeux, et ne souhaitent pas les céder à Coubertin. Finalement, au bout de plusieurs heures de débat, la création des premiers Jeux Olympiques est décidée. Cette première édition s'appellera « La semaine internationale des sports d’hiver ».

2. Le doublé en or de Katarina Witt 

Calgary 1988 — Icône glamour, championne hors pair, ambassadrice de l’ex-Allemagne de l’Est, Katarina Witt a marqué à jamais l’histoire du patinage artistique en décrochant un deuxième titre olympique, quatre ans après son premier sacre à Sarajevo. Face à elle, l’américaine Debi Tomas a choisi le même thème musical : « Carmen » de Georges Bizet. Dans ce duel rebaptisé « La bataille des Carmen », Witt sera la grande gagnante.

Son interprétation et sa présence la propulsera définitivement comme la patineuse la plus charismatique de l’histoire de son sport. N'oublions pas qu'à cette époque, l'Allemagne était encore divisée en deux blocs. Ses victoires ont également eu une portée symbolique.

3. Marina Anissina et Gwendal Peizerat deviennent champions olympiques de danse sur glace

Salt Lake City 2002 — Les cœurs brûlent et l’adrénaline monte dans ceux des français encore éveillés pour assister au programme libre de danse sur glace de ces 19èmes J.O d’Hiver. Pour ce nouveau duel entre la France et la Russie qui se déroule dans la capitale mormone, le suspense est à son maximum. Cette année-là, Marina Anissina et Gwendal Peizerat ont intitulé leur programme « Liberta ».

Dans cette composition originale où l’on entend les paroles du discours de Martin Luther King, le duo tricolore délivre un message fort quelques mois après les attentats du 11-Septembre. Les français offrent une performance impeccable et captivante, soulignée par un porté inversé devenu mythique où Marina Anissina porte son partenaire Peizerat. Avant eux, jamais la France n’avait décroché le titre depuis l’introduction de cette discipline en 1976.

4. Eddie "the Eagle" Edwards, l’anti-star devenu un héros

Calgary 1988 — Michael Edwards, dit« Eddie the Eagle », est devenu une star lors des jeux de 1988 mais aussi un grand symbole de l’échec héroïque. Après avoir commencé sa carrière par le ski alpin, Edwards se tourne vers le saut à ski, discipline moins coûteuse. Il participe aux épreuves du 70m et 90m à Calgary et termine dernier des deux épreuves.

Malgré une performance très moyenne, voire même médiocre, il est ovationné. Mieux, il devient une énorme star en Grande-Bretagne et bien au-delà. Pourtant, rien ne le prédestinait à rencontrer un tel succès : il a notamment des problèmes de vue. Frank King, président du Comité d’organisation des J.O, a déclaré à son sujet : « certains compétiteurs ont gagné l'or, d'autres ont battu des records, et certains d'entre vous ont même bondis comme un aigle ».

5. Eric Heiden, le super sonic de l’Amérique

Lake Placid 1980 — L’américain Eric Heiden devient un véritable mythe du patinage de vitesse mondial. Dès 1976, Heiden forge peu à peu sa légende et rafle presque tout entre 1977 et 1979.

Heiden commence sa glorieuse course aux médailles sur l’épreuve du 500 mètres qui est loin d’être sa favorite. Qu’importe les pronostics, l’américain remporte l’épreuve et déloge le soviétique Evgeniy Kullikov. Les jours suivants, il s’offre l’or sur les autres épreuves (1 000 m, 5 000 m, 10 000 m). Le natif de Madison devient non seulement le premier patineur de vitesse à gagner les cinq épreuves aux JO mais établit également de nouveaux records mondiaux dans chacune d’entre elles.

6. Jean Claude Killy, une légende française

Grenoble 1968 — Il reste l’un des plus grands skieurs de l’histoire grâce à ses trois médailles d’or remportées lors des Jeux de Grenoble en 1968. Le français a affirmé sa supériorité depuis 3 ans en raflant presque tous les titres à l’échelle planétaire. Pour ces jeux, Killy s’enferme dans sa bulle et s’adjoint les services du norvégien Toni Sailer, l’autre légende du ski, auteur d’un triplé en or douze ans plus tôt. Le 9 février 1968, Jean Claude Killy remporte donc sa première médaille sur l’épreuve de descente devant un autre français, Guy Perillat.

Le 12 février, lors de la première manche du slalom, Killy crée de nouveau l’exploit en arrachant une deuxième médaille d’or. Mais c'est le 17 février que « Toutoune », comme l’appellent ses amis, entre dans l’histoire en réalisant le triplé en or... grâce à la disqualification de ses adversaires ! Tout au long de sa carrière, Jean Claude Killy se sera distingué par ses incroyables capacités, son mental et son style unique. Que vive la légende !

7. Le triplé en or tricolore

Sotchi 2014 — C'est une première dans l’histoire du ski français. Jean Fréderic Chapuis, Jonathan Midol et Arnaud Bovolenta ont remporté la finale de ski cross le jeudi 20 février. Dans cette course, le trio magique a dominé et finalement éclipsé le redoutable concurrent canadien Brady Leman qui s’est écroulé quelques mètres avant la ligne d’arrivée.

Le résultat est historique car il n'y avait jamais eu de podium 100% français aux J.O d’hiver depuis leur création en 1924. Mieux, personne n’aurait imaginé un tel résultat, les principaux concernés en tête. Avec ces trois superbes breloques, la France compte 15 médailles au compteur et bat son record de 11 médailles de Vancouver (2010) et Salt Lake City (2002).

Illustration : The Daily French (Inspiration : Poster Montréal 1976), Photo : Associated Press
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